Centre de l'obésité et du diabète

Notre centre médico-chirurgical de l’obésité et du diabète offre un traitement personnalisé aux patients souffrant de problème d’obésité, de surcharge pondérale, de troubles du comportement alimentaire, de nutrition ou de troubles du métabolisme, tels que le diabète, l’hypertension artérielle et la dyslipidémie (problèmes de cholestérol).

Notre centre offre des prestations d’excellence aux patients avec une prise en charge globale et personnalisée de toutes les problématiques liées au métabolisme, plus particulièrement à l'obésité et au diabète en mettant l’accent sur la prévention des complications cardio-vasculaires.

Cette approche pluridisciplinaire se concrétise dans les faits par le regroupement en un seul et même lieu de tous les internistes, endocrinologues, médecins spécialistes de la nutrition, pneumologues, cardiologues, chirurgiens, psychiatres, anesthésistes, psychologues et diététiciens.

Une fois par mois, l'ensemble des spécialistes se réunit en colloque pour discuter confidentiellement de chaque cas.

Les prestations médicales

Diététique et nutrition

Comment bien se nourrir ?

Une alimentation alliant plaisir et équilibre est une composante d'un mode de vie sain. Une alimentation équilibrée fournit à l'organisme l'énergie et les substances nutritives et protectrices indispensables, influence le bien-être physique ainsi que le bien-être mental et aide à prévenir les maladies. Pour savoir comment bien se nourrir, vous pouvez vous référer à la Pyramide alimentaire Suisse qui présente en image une alimentation équilibrée.

Les aliments des étages inférieurs sont nécessaires pour l’organisme en plus grande quantité, alors que ceux des étages supérieurs suffisent en plus petite quantité. Une alimentation saine ne nécessite aucun interdit. Elle résulte simplement de la combinaison des aliments dans une proportion adéquate.

Afin de savoir comment se compose un repas équilibré, l'assiette optimale illustre un repas principal (petit déjeuner, repas de midi et du soir) équilibré.

Elle présente d'une part les aliments qui composent un repas complet et d'autre part les proportions moyennes dans lesquelles se servir de chacun de ces aliments pour que le repas soit équilibré.

Ces proportions ne sont pas à prendre au pied de la lettre, car elles dépendent de la nature des aliments composant le menu, et des besoins individuels, mais elles donnent un ordre de grandeur moyen valable pour la plupart des adultes.

Le petit déjeuner, dîner et souper fournissent à l’organisme régulièrement l’énergie dont il a besoin. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi consommer plus de petits repas durant la journée. Les repas principaux peuvent ainsi être complétés par des collations (dans la matinée, l’après-midi et/ou la soirée).

Les collations donnent un coup de pouce énergétique et offrent une possibilité supplémentaire de varier l’apport alimentaire. Si vous ne faites pas de collations, veillez à compléter l’assiette par un deuxième légume, un fruit ou un produit laitier.

Le rythme alimentaire varie d'un individu à l'autre. Chacun doit trouver son propre rythme en évitant avant tout de grignoter de façon continue.

Source: Société Suisse de Nutrition

 

Les régimes

Au cours des dernières années, le nombre de personnes atteintes de surpoids n’a cessé d’augmenter. L’Organisation mondiale de la Santé parle même d’épidémie d’obésité. En même temps, l’obsession de la minceur n’a jamais été aussi importante dans notre société et le nombre de recettes miracles pour perdre du poids ne fait que s’accroître. Mais quel est le juste milieu?

Le désir de perdre du poids rapidement incite beaucoup de gens à se tourner vers des solutions rapides. Les promesses qu’elles offrent sont souvent très alléchantes et nous oublions malheureusement les dangers que nous courons. Il existe toutes sortes de régimes, de produits et de services amaigrissants. Les régimes faibles en calories, riches en protéines ou faibles en glucides, les tisanes, les substituts de repas et les pilules de toutes sortes ne sont que quelques exemples de solutions pour perdre du poids, dont le nombre augmente constamment. Pour la grande majorité, elles ne tiennent pas compte des raisons pour lesquelles vous prenez du poids, offrent de fausses promesses et peuvent être très coûteuses.

Les régimes amaigrissants nous promettent des résultats spectaculaires en peu de temps, mais est-ce réaliste? Une perte de poids est souvent observée à court terme; par contre, le problème repose sur le maintien à long terme. En effet, lorsque notre corps est privé de nourriture, notre métabolisme ralentit, l’humeur change, il est plus difficile de se concentrer et nous manquons d’énergie. Nous développons également une fixation sur la nourriture. Après le retour à une alimentation normale, l’appétit augmente, nous mangeons davantage et notre corps fait des réserves. Ainsi, tout le poids perdu peut être repris rapidement, et même plus. Par ailleurs, un bon nombre de régimes amaigrissants ne favorisent pas l’adoption de saines habitudes de vie et de meilleurs choix alimentaires, ce qui nuit au maintien de la perte de poids.

La perte de poids préoccupe beaucoup de gens qui finissent malheureusement par se tourner vers des régimes amaigrissants souvent plus nocifs que bénéfiques. Ne vous laissez pas prendre par ces formules miracles mais suivez plutôt la voie de la santé en faisant des choix judicieux qui peuvent vous être conseillé par un professionnel de la santé (médecin nutritionniste ou diététicien).

 

Alimentation végétarienne

Le régime végétarien est un régime qui exclut les protéines d'origine animale de l'alimentation pour des raisons éthiques, environnementales ou encore de santé. Bien qu'il existe plusieurs variantes du végétarisme, la viande, le poisson, les fruits de mer et les œufs sont souvent exclus de l’alimentation au profit de protéines végétales telles que le soja, les légumineuses ou encore les céréales.

Il est avéré que les personnes suivant un régime végétarien ont un IMC plus bas que la moyenne, cela est appuyé par le fait qu'adopter un régime alimentaire contraignant tel que le végétarisme pousse à mieux équilibrer ses apports alimentaires et à consommer moins d'aliments issus de l'industrie agro-alimentaire.

De plus, le régime végétarien, en excluant les viandes, participe à lutter contre les maladies cardio-vasculaires surtout causées par les acides gras saturés retrouvés dans la viande. Les végétariens ont généralement un taux de cholestérol inférieur à la population omnivore en raison de cette absence de viande grasse dans leur alimentation. S'il est bien pratiqué, le régime végétarien est riche en fibres apportées notamment par les légumes et les céréales complètes, il permet ainsi de lutter contre la constipation, le diabète et les troubles du transit.

Il permettrait aussi de réduire le risque de cancer de la prostate et du côlon, grâce à une abondance de fruits et de légumes, à un apport faible en matières grasses et à l’absence de viandes fumées, carbonisées, ou contenant des nitrites.

Toutefois, ces effets sur la santé ne résultent pas uniquement du fait de renoncer à manger des aliments d’origine animale. Il est important de sélectionner consciencieusement des aliments diversifiés afin d’éviter les carences en vitamines et minéraux (chaque jour des fruits et légumes, des produits laitiers ou des boissons au soja ou au riz enrichies en calcium, une portion de tofu, de Quorn, de tempeh ou de seitan et régulièrement des légumineuses et des céréales).

 

Gestion des calories

À entendre ce qui se dit généralement, on croirait que le métabolisme est le seul facteur à considérer lorsqu'il s'agit de déterminer le poids corporel. Une personne maigre qui se permet des hamburgers avec frites sans jamais prendre de poids pourrait expliquer ce fait en invoquant son « métabolisme rapide », alors qu'une personne faisant de l'embonpoint pourrait blâmer son métabolisme pour son excès de poids.

Le métabolisme est simplement le processus par lequel votre corps transforme vos aliments en énergie lui permettant ainsi de remplir ses fonctions. En vérité, c'est le rapport entre le nombre de calories consommées et la quantité d'énergie dépensée qui détermine si votre poids demeure constant ou si vous prenez ou perdez quelques kilos.

Comment calculez-vous ce nombre magique ?

Pour commencer, pensez aux activités de votre corps qui nécessitent de l'énergie. Même si vous décidiez de vous allonger toute la journée dans votre lit sans bouger, votre organisme aurait quand même besoin d'énergie. Le simple fait de respirer, la circulation sanguine dans l'ensemble du corps, le développement et la réparation des cellules nécessitent de l'énergie. Le nombre de calories que votre corps consomme pour accomplir ces activités de base s'appelle le taux métabolique basal. Pour la plupart des gens, ces activités de base représentent une grande partie des dépenses caloriques quotidiennes. L’activité physique et la digestion des aliments obligent notre corps à dépenser des calories additionnelles.

Le taux métabolique basal varie d'une personne à l'autre, et certains facteurs peuvent influer sur le besoin calorique d'une personne :

  • La taille corporelle : tout comme un véhicule utilitaire sport est plus gourmand à la pompe qu'une berline, les personnes plus corpulentes ont un plus grand besoin calorique que celles qui sont petites. Par conséquent, votre taille et votre poids auront un effet sur les calories que vous dépensez.
  • La composition du corps : les muscles exigent plus d'énergie que les graisses, alors plus votre masse musculaire est imposante par rapport à votre masse adipeuse, et plus votre corps nécessitera de calories pour fonctionner.
  • L'âge : le métabolisme ralentit naturellement à mesure qu'on vieillit. De plus, beaucoup de personnes perdent une partie de leur masse musculaire et prennent de la graisse avec l'âge, un autre facteur qui explique le ralentissement du métabolisme.
  • Le sexe : Les hommes ont généralement une plus grande masse musculaire que les femmes, d'où leur taux métabolique légèrement supérieur.

Votre besoin calorique quotidien dépend de votre taux métabolique basal, du nombre de calories que vous dépensez lors d'activités physiques, ainsi que du nombre de calories dont votre organisme a besoin pour dégrader les aliments et absorber les nutriments.

Le calcul est simple. Pour maintenir votre poids, vous devez dépenser autant de calories par jour que vous en consommez. Pour perdre du poids, votre dépense d'énergie doit excéder votre apport calorique, alors que pour prendre du poids, vous devez inverser la relation, fournissant à votre corps davantage de calories qu'il n'en dépense.

Réadaptation et activité physique

Une équipe de 15 physiothérapeutes se tient à votre disposition, au sein de la Clinique Générale-Beaulieu, pour vous assurer une rééducation optimale suite à votre chirurgie de l’obésité.

La perte de poids, suite à une chirurgie de l’obésité, induit une diminution de votre masse grasse, mais aussi de votre masse musculaire, affectant donc vos capacités physiques. La rééducation fonctionnelle est une solution permettant de corriger ces déséquilibres. Une activité physique régulière entraîne une diminution de la masse grasse et un maintien voire une augmentation de votre masse musculaire. L’activité physique (AP) fait intégralement partie de l’action thérapeutique dans la prise en charge de l’obésité.

Nos physiothérapeutes sont là pour vous informer et encourager à pratiquer une activité physique régulière. L’amaigrissement durable n’est pas seulement une transformation du poids, c’est une transformation de mode de vie notamment au niveau alimentaire et physique.

Pour transformer ces habitudes, l’acquisition de connaissances et de compétences dans ces deux domaines est essentielle et nécessite une éducation thérapeutique du patient pluridisciplinaire. Cette prise en charge peut s’effectuer auprès des médecins généralistes, au sein des séjours de soins de suite et de réadaptation nutritionnelle ainsi qu’auprès des réseaux de santé.

Nos physiothérapeutes vont travailler avec vous, sur le long terme, avec un programme de préparation avant opération ou de remise en forme en parallèle avec ce qui est déjà mis en place par les autres acteurs de la santé.

Entouré(e) de professionnel(le)s, vous serez guidé et éviterez tout faux mouvements ou risques de blessures lors de la reprise d’une activité physique.

Un bassin de balnéothérapie est également présent dans le Centre, vous permettant de vous remettre en forme entouré de nos professionnels de manière plus efficace.

Vous souhaitez contacter notre service de physiothérapie pour en discuter ? Un seul numéro +41 22 566 29 11

Au Centre Obésité et Diabète Générale-beaulieu vous bénéficiez :

  • Evaluation de la composition corporelle
  • Mesure du métabolisme au repos et à l’effort
  • Evaluation de la capacité musculaire et articulaire
  • Programme d’activité physique personnalisé et évolutif
  • Conseils nutritionnels personnalisés

Traitement des troubles du comportement alimentaire

Comportement alimentaire

Le comportement alimentaire désigne l'ensemble des conduites d'un individu vis-à-vis de la consommation d'aliments. La principale fonction physiologique de ce comportement est d'assurer l'apport des substrats énergétiques et des composés biochimiques nécessaires à l'ensemble des cellules de l'organisme.

Il s'agit d'un comportement finement régulé. Sa régulation entre dans le cadre plus général de la régulation de l'homéostasie énergétique qui vise à assurer une situation d'équilibre énergétique et permet de maintenir constant un niveau donné de masse grasse. Il existe également une régulation qualitative du choix des nutriments, démontrée par des expériences provoquant une carence protéique ou ionique qui montrent que l'animal carencé oriente son choix vers les aliments qui compensent cette carence. Toutefois cette dernière régulation n'a pas été démontrée chez l'homme et les voies régulatrices sont peu connues.

Comme tous les comportements, le comportement alimentaire est contrôlé par le système nerveux central (SNC). Il est actuellement admis que les principaux centres de contrôle du comportement alimentaire se trouvent au niveau de l'hypothalamus. Les notions classiques opposant un centre de la faim et un centre de la satiété ont été compliquées par la découverte progressive d'un grand nombre de neuromédiateurs, de récepteurs et de populations neuronales. Ces circuits neuronaux reçoivent par voie nerveuse et hormonale, des informations sur le statut énergétique de l'organisme permettant d'adapter avec une très grande précision les apports aux besoins. Cette régulation physiologique est modulée par des facteurs psychologiques, sociaux et environnementaux qui peuvent la perturber, expliquant la fréquence de l'obésité.

Gestion des émotions

Nos émotions ont un effet important sur le choix de notre alimentation et sur nos habitudes alimentaires. Par exemple, il a été constaté que le lien entre émotion et alimentation est plus fort chez les personnes obèses que chez les personnes non obèses, ainsi que chez les personnes qui suivent un régime alimentaire par rapport à celles qui n’en suivent pas.

Il a également été suggéré que les émotions ne sont pas en elles-mêmes la cause du surpoids, mais qu’il s’agirait plutôt de la manière dont nous gérons ces émotions et la façon dont nous faisons face aux divers facteurs qui auraient le plus d’influence sur l’apparition de surpoids.

Ce que nous mangeons affecte non seulement ce que nous ressentons, mais encore, ce que nous ressentons joue un rôle sur la façon dont nous nous alimentons. En effet, la difficulté à réguler les humeurs négatives a une très grande influence sur l’apparition et le maintien des troubles de l’alimentation.

La régulation émotionnelle se réfère à la gestion que font les personnes de leurs propres émotions, en tenant compte des circonstances et de l’état émotionnel des autres. Ainsi, il a été observé que la honte et la culpabilité sont les émotions qui peuvent avoir un impact extrêmement négatif sur l’alimentation. Comme nous pouvons le voir, le lien entre émotion et alimentation est plus important que nous le pensons.

Pour certaines personnes, une stratégie de gestion des émotions par la nourriture peut se mettre en place. Il s’établit alors un besoin de manger pour réussir à gérer une ou des émotions. Cette stratégie peut aller selon les cas de « petits grignotages » compensatoires à des cas d’hyperphagies beaucoup plus lourdes de conséquences du point de vue de la santé voire de TCA (Troubles du Comportement Alimentaire).

Selon l’intensité de la relation entre la gestion des émotions et l’alimentation, il est important de se tourner vers un professionnel afin de permettre une prise en charge efficace.

Cependant, on peut aussi dans un premier temps regarder en face la relation alimentaire que nous entretenons avec nos émotions :

  1. Identifier l’émotion ou les émotions qui nous amènent à la compulsion alimentaire. Seul ou avec l’aide d’un professionnel, observer l’émotion qui semble être difficile à gérer et comprendre dans quelles situations le mécanisme émotion-alimentation se met en place. Pour trouver quelle émotion est difficile à gérer vous pouvez par exemple noter à chaque fois que vous alimentez dans quelle émotion vous vous trouvez et quelle est l’origine de cette situation et son intensité (sur une échelle que vous définirez au préalable).
  2. Comprendre et accepter cette émotion. Une fois identifiée, il faut comprendre et accepter cette émotion, sans jugement de valeur, de comprendre pour quelles raisons elle est difficile à vivre et mettre en place une nouvelle stratégie de gestion.
  3. Trouver un moyen de substituer la nourriture dans la gestion de vos émotions. La relation entre la mauvaise gestion d’une émotion et la nourriture est une mécanique inconsciente bien huilée. Lorsque l’on a pu identifier les émotions difficiles à gérer, mettre en place une nouvelle mécanique permet une autre gestion de nos émotions : faire du sport, mettre en place un rituel bien-être (bain par exemple), une promenade, … Le but n’est pas de fuir l’émotion, mais de trouver un autre moyen de la gérer.

Motivation au changement

Le changement nous place dans des situations inconfortables en tant qu’être humain. Les habitudes, au contraire, sont plus rassurantes, ce qui les rend redoutables lors que nous en adoptons de mauvaises. Pour réussir à changer, il faut avoir des motivations auxquelles nous croyons. L’entretien motivationnel est une méthode utilisée par certains thérapeutes. Elle a pour but d’atteindre les motivations profondes du client, lui permettant d’accéder au changement à l’aide d’une collaboration étroite avec le professionnel.

Un des outils utilisés en entretien motivationnel est le modèle de Prochaska. Il décrit les étapes par lesquels nous passons avant qu’un changement puisse être effectif dans notre vie. Ce modèle inclut les étapes suivantes :

  • La pré-contemplation : la personne ne pense pas avoir une problématique particulière.
  • La contemplation : il y a une prise de conscience quant à l’habitude problématique, mais la personne ne souhaite pas la changer
  • La préparation : la personne prend la décision qu’elle va devoir changer cette habitude problématique
  • L’action : le changement devient réel et des actes accompagnent la volonté de changer
  • Le maintien : la personne maintient le changement et résiste à la tentation de reprendre l’habitude à changer.
  • La libération ou la rechute : le changement devient une habitude qui sera maintenue à vie ou recommencera à pratiquer l’habitude à changer.

Cette théorie est décrite comme étant un cycle qui ne peut être rompu que lorsque l’étape de libération est atteinte. Sans quoi, il faut recommencer le processus jusqu’à ce que la personne puisse l’atteindre. À chaque étape correspondent des modes d’intervention adaptés.

Le thérapeute prendra en compte l’étape à laquelle la personne sera pour l’aider à parvenir aux suivantes.

Image corporelle

L’image corporelle est composée de trois notions : la perception qu’un individu a de son corps, le corps idéal que cet individu se représente et l’apparence qu’il donne à son corps de par le style vestimentaire, l’attitude, etc.

Cette image, lorsqu’elle se construit, peut être influencée par plusieurs facteurs. Elle peut être conditionnée par exemple par des facteurs environnementaux ou sociaux, de caractéristiques physiques ou encore par des émotions ou des traits de caractère.

Il a été constaté qu’une perception négative de son image corporelle pouvait engendrer des conséquences négatives sur l’état de santé, telles que des troubles du comportement.

Afin d’améliorer son estime de soi, les points majeurs à retenir sont :

  • Accepter qu’il existe diverses images corporelles
  • Prendre conscience que le corps et l’esprit forme une unité
  • Trouver un équilibre entre obligation et temps libre
  • Etre attentif aux émotions et sensations que le corps transmet au travers des sens.
  • Adopter un rythme de vie sain

La satisfaction d’une personne à l’égard de son corps est liée au sentiment global d’estime de soi. Cette notion occupe une place essentielle dans la relation que la personne entretient avec elle-même. Le développement de l’image corporelle se faisant à un jeune âge, de plus en plus de campagne de santé publique tentent de mettre en place des moyens pour soutenir le développement d’une image corporelle positive, en particulier chez les enfants et les adolescents.

Chirurgie métabolique et bariatrique

A qui est destiné la chirurgie ?

Les critères ont été établis par la Société Suisse pour l’étude de l’obésité morbide (SSSMO).

  • Vous présentez une obésité sévère avec au minimum un rapport poids/taille (Indice de Masse Corporelle) de 35 kg/m².
  •  Vous avez suivi un programme pour tenter de réduire votre poids avec des spécialistes (médecins, diététiciens, psychologues) pendant une durée totale minimale de deux ans sans succès durable.
  • Vous vous engagez à un suivi régulier après la chirurgie car c’est la condition du succès.
  • Si vous remplissez ces conditions, l’Offce fédéral des assurances sociales (OFAS) reconnait l’utilité de la chirurgie et couvre les frais de préparation à l’intervention, l’opération et le séjour d’hospitalisation et le suivi ambulatoire à long terme (5 ans).

Il existe cependant des contre-indications. En raison des risques opératoires, la chirurgie de l’obésité et du diabète ne peut être réalisée si vous présentez un de ces problèmes médicaux:

  • Cirrhose du foie.
  • Maladie inflammatoire chronique des intestins.
  • Insuffsance rénale sévère.
  • Troubles psychiques sérieux.
  • Troubles alimentaires majeurs.
  • Abus chronique de substances (alcool, cocaïne, cannabis, opiacés, etc.).
  • Incapacité estimée par les soignants à assurer le suivi post-opératoire.

 

Objectifs de la chirurgie de l’obésité et du diabète

Les objectifs à moyen et long terme sont:

  • Perte de poids importante et durable.
  • Améliorer ou guérir les problèmes associés (diabète, hypertension artérielle, dyslipidémie, apnées du sommeil, problèmes articulaires et de fertilité).
  • Améliorer ou guérir le reflux gastro-œsophagien et la hernie hiatale.
  • Diminuer le risque de problèmes cardio-vasculaires et de cancer.
  • Améliorer la qualité de vie ainsi que l’espérance de vie.

 

Qu'attendons nous de vous ? 

La chirurgie est effcace mais votre contribution au succès est essentielle.

  • Vous devez changer vos habitudes alimentaires et améliorer votre activité physique.
  • Vous devez assurer votre suivi médical post-opératoire (rendez-vous, prises de sang, prises de suppléments vitaminiques et en oligo-éléments)

 

Votre parcours avant la chirurgie de l’obésité et du diabète

Pour s’assurer que vous rentriez dans les critères défnis afn de bénéfcier d’une chirurgie de l’obésité et du diabète et que vous ne présentiez pas de contre-indications, vous allez avoir plusieurs consultations avec nos spécialistes. Ensuite, il y suivra une discussion multidisciplinaire pour prendre une décision fnale sur l’intervention chirurgicale. Le bilan opératoire sera aussi revu et le délai d’intervention défni.

 

En consultation, vous serez évalué par : 

  • L’endocrinologue/nutritionniste
  • Le gastro-entérologue
  • Le pneumologue
  • Le psychiatre
  • La diététicienne
  • Le chirurgien
  • L’anesthésiste

Selon les problèmes médicaux que vous présentez, des consultations supplémentaires pourront être programmées (cardiologue, angiologie, neurologue, etc.).

 

Vous aurez également plusieurs examens à faire : 
 

  • Un bilan sanguin.
  • Une gastroscopie afn d’exclure des maladies de l’estomac.
  • Une échographie abdominale pour dépister des calculs de la vésicule biliaire.
  • Des fonctions pulmonaires.
  • Un électrocardiogramme et si nécessaire une échographie cardiaque et un test d’effort.
  • Un enregistrement du sommeil pendant une nuit en cas de suspicion d’apnées du sommeil avec, si le diagnostic est posé, un traitement par un appareillage de nuit pendant une période de deux mois.
  • Un électrocardiogramme et, si nécessaire, une échographie cardiaque et un test d’effort.

Afn de diminuer les risques de la chirurgie, il est conseillé d’arrêter la consommation de tabac 2 mois avant l’intervention et de suivre des mesures diététiques 3 semaines avant l’intervention.

 

Comment se mesure l'obésité?

L’obésité se mesure selon un indice défini par l’OMS : le poids est divisé par la taille au carré. Il s’agit de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) ou Body Mass Index (BMI) en anglais.

Toute personne présentant un IMC supérieur ou égal à 30 est considérée comme obèse.

 

Calculateur de l’Indice de Masse Corporelle (tableau à mettre)

Poids (kg): 
Taille (cm): 
CalculerTout effacer

BMI: -

Il existe 3 stades de l’obésité : 

StadeObésitéBMI
IModérée≥30
IISévère≥35
IIIMorbide≥40

 

Ce calcul est à titre d'indication et ne remplace pas la consultation auprès d'un professionel afin d'obtenir un diagnostic fiable. 

Diabète

Le diabète est une maladie chronique qui peut s’accompagner de complications cardio-vasculaires et d’atteintes des nerfs, des reins et des yeux. Lorsqu’il survient dans un contexte d’obésité (BMI > 35 kg/m2), la chirurgie bariatrique peut induire une rémission complète dans plus de 50 % et diminuer le risque de complications et de mortalité. La chirurgie est donc plus effcace que le traitement médicamenteux.

Comment mesure-t-on le diabète ?

Le diabète se définit par l’augmentation de la glycémie. Lorsque la glycémie est égale ou supérieure à 7.0 mmo/l à jeun et/ou égale ou supérieure à 11.1 mmo/l après un repas, le diagnostic est posé. Il peut aussi être posé avec l’HbA1c (mémoire glycémique des 3 derniers mois) si elle est égale ou supérieure à 6.5%.

Diagnostic

Glycémie à jeun

HbA1c

Normal

4.5-5.9 mmol/l

4.5-5.9%

Prédiabète

6.0-6.9 mmol/l

6.0-6.4%

Diabète

≥ 7.0 mmol /l

≥ 6.5%

 

Au Centre Obésité et Diabète Générale-beaulieu vous bénéficiez :

  • Prise en charge globale
  • Éducation thérapeutique
  • Nutrition
  • Prise en charge du poids
  • Prévention des complications

Hypertension

L’hypertension artérielle (HTA) est une élévation anormale de la tension (ou pression) artérielle au repos. La pression artérielle correspond à la pression qui est exercée par le sang sur les parois des artères. Elle se traduit par 2 chiffres :

  1. La tension systolique (valeur maximale)
  2. La tension diastolique (valeur minimale)

 

Elle est exprimée en centimètres de mercure (cmHg). La plupart du temps, les chiffres qui vous sont communiqués font abstraction de l’unité et vous entendez parler de « 14/9 de tension » par exemple.

On parle d’hypertension chez l’adulte lorsque la pression systolique est habituellement supérieure ou égale à 140 mmHg et / ou la pression diastolique est égale ou supérieure à 90 mmHg.

L’excès de poids (surtout la présence d’une obésité abdominale) favorise l’hypertension.

Inversement, une perte de poids, même minime peut faire baisser la tension

Il y a trois fois plus d’hypertensions artérielles chez les sujets obèses que chez les sujets non obèses.

De 30 à 40% des personnes obèses sont hypertendues (l’obésité abdominale étant principalement en cause). La fréquence est particulièrement élevée chez les sujets obèses après 45 ans.

Au Centre Obésité et Diabète Générale-beaulieu vous bénéficiez :

  • Évaluation initiale
  • Traitement non médicamenteux
  • Traitement médicamenteux
  • Éducation thérapeutique
  • Prévention des complications

Hypercholestérolémie

Le cholestérol est un constituant important des cellules de l’organisme. La majeure partie provient du foie qui le fabrique à partir des aliments. Mais une partie non négligeable est absorbée directement à partir d’aliments qui en contiennent (œufs et produits laitiers par exemple).

Le cholestérol est transporté dans le sang sous 2 formes :

  1. Le HDL ou « bon cholestérol »,
  2. Le LDL ou « mauvais cholestérol ».

Au Centre Obésité et Diabète Générale-beaulieu vous bénéficiez :

  • Évaluation initiale
  • Nutrition
  • Traitement médicamenteux
  • Prévention des complications

L'obésité, une maladie chronique

L’obésité est reconnue comme une maladie chronique depuis 1997 par l’Organisation mondiale de la Santé. Elle se caractérise par un important excès de graisse dans le corps. L’obésité peut en outre être de différents types et degrés. Si la surcharge pondérale est moindre, on parle de surpoids ou de surpoids abdominal ; dans les cas les plus sévères, on parle d’obésité morbide, car l’espérance de vie du patient est réduite. C’est le calcul du surpoids ou de l’indice de masse corporelle qui détermine le type d’obésité dont souffre le patient.

Celle-ci peut-être compliquée par de nombreux problèmes tels que : le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, des maladies cardiovasculaires, des apnées du sommeil, une dyslipidémie (choléstérol), des problèmes articulaires, des problèmes de fertilité et des troubles psychologiques.

Ces dernières années, le nombre d'adultes et d'enfants souffrant de surcharge pondérale a enregistré une forte hausse en Suisse. Près de 41 % de la population adulte sont en surpoids dont 10 % sont obèses. Environ 19 % des enfants sont en surpoids/obèses. Le surpoids et l'obésité génèrent également des coûts élevés pour la société.

La chirurgie, une solution à prendre en compte

La chirurgie de l’obésité s’est révélée être le seul traitement efficace des obésités sévères et morbides. Elle est proposée aux personnes souffrant d’obésité avec un IMC supérieur à 35. La chirurgie de l’obésité a montré une efficacité dans la prise en charge des patients présentant un diabète de type 2. Elle permet une diminution voire une suppression des médicaments antidiabétiques. Cette efficacité chirurgicale dans le traitement du diabète de type 2, est à la base du développement de la chirurgie métabolique.

Pour en bénéficier, les patients doivent répondre à certains critères médicaux et ne pas présenter de contre-indications. Le patient doit être motivé et conscient des bénéfices, des inconvénients et des contraintes qu’un traitement chirurgical peut entraîner. Il doit être en particulier capable de modifier son comportement alimentaire et son activité physique après l’opération pour obtenir un résultat satisfaisant.

La chirurgie de l’obésité et du diabète ouvre les portes à une nouvelle vie. Suite à l’opération vous allez connaître une amélioration des nombreux problèmes mentionnés ci-dessus mais aussi à des interrogations sur les risques et les complications, qui, pour être efficacement prévenues et traitées nécessitent un suivi par notre équipe de médecins, de diététiciens, de psychologues et de physiothérapeutes.

Le Centre Obésité et Diabète Générale-Beaulieu prend en charge cette maladie

Le centre est reconnu par la « Swiss Society for the Study of Morbid Obesity and Metabolic Disorders » (SMOB) pour la prise en charge des personnes souffrant de surpoids. L’approche pluridisciplinaire conduite par ses spécialistes amène ces derniers à réaliser chaque semaine des interventions permettant de réduire le poids et de contribuer au traitement du diabète de type 2.

Informations pratiques

Horaires
Le Centre de l'Obésité Générale-Beaulieu est ouvert lundi-mardi-jeudi et vendredi. 
Il est atteignable par téléphone au numéro suivant :

 +41 22 404 41 61

Adresse
Chemin de Beau-Soleil, 22
1206 Genève
5ème étage

L'équipe multidisciplinaire

Ces prestations sont assurées par des experts Suisses reconnus, le Professeur Jacques Philippe (Endocrinologue et Diabétologue) et le Professeur Philippe Morel (Chirurgien) qui sont tous deux des spécialistes suisses certifiés FMH.

Les deux Professeurs ont mis sur pied, avec la Clinique Générale-Beaulieu, un programme multidisciplinaire qui vous permettra un accompagnement personnalisé dans votre parcours médical. 

Ils sont accompagnés, dans la prise en charge des patients, de médecins spécialistes en nutrition Dr Dimitrios Samaras, en diabétologie Dr Nicolas Von Der Weid, en pneumologie Dr Laurent Favre  en cardiologie Dr Léonard Mossaz, en psychiatrie Dr Stella Saavedra-Warczyk, en chirurgie Dr André Mennet, en gastroentérologie Dr Alain Vonlaufen et en anesthésie par le groupe d'anesthésistes de la Clinique Générale-Beaulieu, ainsi que par des diététiciennes Lauranne Russanowski et Amel Aït-Abbas.

En savoir plus sur les prestations médicales proposées par le Centre Obésité et Diabète Générale-Beaulieu.

Une fois par mois, l'ensemble des spécialistes se réunit en colloque pour discuter de chaque cas. Le patient est au cœur d'une prise en charge pluridisciplinaire.

Clinique Générale-Beaulieu

Prof méd. Philippe Morel

Spécialisation
Chirurgie viscérale, Obésité et Surpoids
Clinique Générale-Beaulieu

Prof méd. Jacques Philippe

Spécialisation
Check-up, Diabétologie, Endocrinologie, Médecine interne, Conseils nutritionnels Voir plus
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Nicolas Von der Weid

Spécialisation
Médecine interne
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Dimitrios Samaras

Spécialisation
Médecine interne, Conseils nutritionnels, Gériatrie
Clinique de Genolier

Dr méd. André Mennet

Spécialisation
Chirurgie générale, Chirurgie viscérale
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Laurent Favre

Spécialisation
Pneumologie
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Alain Vonlaufen

Spécialisation
Gastroentérologie et hépatologie
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Grégoire Blaudszun

Spécialisation
Anesthésiologie
Clinique Générale-Beaulieu

Dr méd. Mehdi Hamdani

Spécialisation
Anesthésiologie

Informations pratiques

Horaires

Le Centre de l'Obésité Générale-Beaulieu est ouvert lundi-mardi-jeudi et vendredi. 
Il est atteignable par téléphone  :

 +41 22 404 41 61

ou par email :

obesite-diabete@beaulieu.ch

Adresse

Centre Obésité et Diabète
Générale-Beaulieu
Chemin de Beau-Soleil, 22
1206 Genève
5ème étage

Accès

En transports publics :
Bus ligne 11, arrêt Clinique Générale 
Bus ligne 3, arrêt Crêts-de-Champel (Terminus)
Bus ligne 8, arrêt Louis Aubert, Route de Florissant

Station de taxis devant la Clinique Générale-Beaulieu.

En voiture :
Un parking couvert (payant) de la Clinique est à disposition.

Restaurant

Après une consultation, vous pouvez profiter du restaurant de la clinique, le Café-Brasserie Beau-Soleil, situé au pied du bâtiment.