Maladies vasculaires, qu'êtes-vous prêt à changer au quotidien pour éviter la chirurgie ?

24.08.2021

Après une chirurgie vasculaire, les patients reviennent-ils souvent à leurs habitudes ? Ou l'intervention les sensibilise-t-elle et les amène-t-elle à changer radicalement de mode de vie ?

La prise de conscience de la gravité de la maladie est très importante car elle est indispensable pour obtenir un bon résultat sur le long terme et pour pouvoir agir sur les facteurs de risque. Cependant, il arrive que des patients continuent à fumer alors qu'ils savent que c'est mauvais pour eux et pour leurs artères.

Combien de chirurgies vasculaires pratiquez-vous chaque semaine et quelle est la durée moyenne de chacune d'entre elles ?

Nous avons signé une convention de partenariat public-privé pour les pathologies vasculaires entre l'Hôpital de Morges (EHC) et la Clinique de Genolier pour créer le « Centre Vasculaire de la Côte ». Dans ces deux établissements, nous opérons plus de 1000 patients par an. La durée des interventions est variable, d'une demi-heure pour une simple opération de varices ou une angioplastie facile, à plusieurs heures pour un pontage difficile.

Comment la technologie a-t-elle contribué ces derniers temps à améliorer les procédures chirurgicales traitant les problèmes vasculaires?

Au cours des 20-30 dernières années, la chirurgie vasculaire a beaucoup évolué. Les procédures endovasculaires ont considérablement progressé. Elles peuvent désormais être réalisées par voie cutanée. Par exemple, on peut recanaliser, dilater ou poser des stents sur des artères et réaliser des endoprothèses. C'est également le cas pour les varices, où nous utilisons des procédures endoveineuses. Il s'agit de techniques mini-invasives qui nous permettent d'opérer des patients âgés ou fragiles.

Traduction de l'article paru dans UNtoday de Julián Ginzo

Lire l'article original en anglais

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