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Briser le tabou : le témoignage de Philippe à l’occasion de Mars Bleu

À l'occasion de Mars Bleu, mois dédié à la prévention du cancer colorectal, nous avons rencontré Philippe, actuellement en traitement pour un cancer du côlon à la Clinique de Genolier. Il revient avec sincérité sur son parcours, ses doutes, ses choix… et le message essentiel qu’il souhaite transmettre.

Écouter les signaux du corps

Pour Philippe, tout a commencé par des symptômes physiques qui, pris isolément, ne semblaient pas forcément alarmants : fatigue persistante, douleurs dorsales, troubles du transit et saignements réguliers dans les selles. Comme beaucoup, il a d’abord pensé que ces désagréments finiraient par passer.

Avec le recul, il constaste qu'il y avait :

« Quand même des signes du corps qui montraient qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas depuis longtemps. Je les ai ignorés. »

Ces symptômes persistants l’ont finalement poussé à prendre rendez-vous avec son médecin traitant. La réaction a été immédiate : examens complémentaires, imagerie, orientation vers un spécialiste. En quelques jours, le parcours diagnostique était lancé.

L’annonce : un moment redouté, mais nécessaire

Après un scanner puis une coloscopie avec biopsies, le diagnostic est posé. Philippe se souvient d’un médecin direct, clair, professionnel.

« Il a été direct, en m’expliquant bien les choses. Ça confirmait un doute que j’avais déjà. »

Même préparé, l’annonce reste un choc. De nombreuses questions surgissent : le stade de la maladie, la présence éventuelle de métastases, la durée du traitement, les effets secondaires, l’impact sur le travail et la vie quotidienne.

« Émotionnellement, c’était compliqué parce que j’avais beaucoup de questions. »

Les jours qui suivent sont rythmés par des examens complémentaires – IRM, PET-scan, prises de sang – afin de déterminer précisément l’étendue de la maladie. Cette période d’attente est souvent éprouvante, car elle confronte le patient à l’inconnu.

Moins de dix jours après le diagnostic, la chimiothérapie débute. Une rapidité qui, pour Philippe, a été rassurante.

Une prise en charge coordonnée et humaine

Philippe souligne la qualité et la rapidité de sa prise en charge à la Clinique de Genolier : une organisation fluide, des équipes disponibles et une communication efficace entre les professionnels.

Le fait de voir régulièrement les mêmes soignants a été pour lui un élément rassurant. Se sentir reconnu, écouté et accompagné dans les différentes étapes du traitement a fait une réelle différence. Cette continuité crée un climat de confiance et évite le sentiment d’anonymat que certains patients peuvent redouter.

« On voit toujours les mêmes personnes. On vous reconnaît tout de suite. C’est très apprécié. »

Il insiste également sur la flexibilité dans la planification des rendez-vous et la communication fluide entre les différents services. Dans une période où tout semble incertain, cette coordination apporte un cadre rassurant.

L’importance du soutien global

Au-delà du traitement médical, le Centre de soins de support est venu spontanément à sa rencontre. Conseils pratiques, accompagnement social, soutien personnalisé : il s’est senti entouré et écouté.

« Ils sont venus régulièrement prendre des nouvelles. Je me suis senti soutenu. »

Soutien social, conseils pratiques, accompagnement diététique, écoute : cette approche globale lui a permis de ne pas se sentir seul face à la maladie. Il n’a pas eu à entreprendre lui-même toutes les démarches ; les ressources lui ont été présentées naturellement.

Ce soutien complémentaire joue un rôle essentiel dans la qualité de vie pendant les traitements, en tenant compte non seulement de la maladie, mais aussi de la personne dans son ensemble.

Continuer à avancer, malgré la maladie

Face à la maladie, Philippe a choisi de rester actif professionnellement, en adaptant son rythme. Un choix personnel, qui l’aide à garder un équilibre.

Il a également choisi de rester discret sur sa situation. Ses proches sont informés, mais il ne souhaite pas que la maladie devienne le centre de toutes les conversations. Cette pudeur lui permet de protéger son intimité et de maintenir des moments simples, détachés du contexte médical.

« Je ne veux pas que ça devienne le sujet de discussion à chaque fois qu’on se voit. »

Chaque patient vit la maladie différemment, et son témoignage illustre bien cette réalité : il n’y a pas une seule bonne manière de traverser l’épreuve, mais celle qui correspond à chacun.

Le regard sur le dépistage : une prise de conscience

Philippe s'apprêtait à avoir 50 ans, âge auquel le dépistage du cancer colorectal est recommandé. Il connaissait son existence, mais ne se sentait pas particulièrement concerné.

Aujourd’hui, il affirme qu’il agirait plus tôt. Cette expérience lui a fait prendre conscience de l’importance de la prévention, notamment pour un cancer encore trop souvent associé à un certain tabou en raison de son caractère intime. 

Il insiste également sur un point important : les examens de dépistage peuvent sembler intimidants en raison de leur caractère intime, mais ils ne sont pas douloureux. La préparation peut être contraignante, mais elle reste temporaire et largement supportable au regard de l’enjeu.

« Les examens ne sont pas douloureux. Ça vaut le coup de savoir le plus tôt possible s’il y a quelque chose de malin. »

Détecté précocement, les cancers ont de bien meilleurs taux de guérison. C’est tout l’enjeu de Mars Bleu : informer, sensibiliser et encourager à ne pas repousser un examen par crainte ou par gêne.

Un message simple pour Mars Bleu

Si Philippe devait résumer son expérience en un conseil, ce serait celui-ci :

« Ecoutez peut-être son corps, et si ça ne se passe pas bien, s'il y a des douleurs, des choses qui ne sont pas normales et qui perdurent. Il ne faut pas attendre, consulter assez rapidement son médecin traitant, pour faire une première approche, et voir comment ça se passe. »

Nous remercions chaleureusement Philippe pour sa confiance et sa sincérité avec lequel il a accepté de partager son parcours, afin de sensibiliser et d’encourager chacun à prendre soin de sa santé, en ce mois de Mars Bleu. 

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